Une extinction en marche depuis le 31 mars 2026
SFR et Bouygues Telecom suivront en novembre-décembre 2026, tandis que Free s'appuie sur l'itinérance Orange. La 3G, elle, sera éteinte entre fin 2028 et 2029. Ce calendrier, encadré par le décret n° 2026-166 du 4 mars 2026, oblige notamment les copropriétés à mettre à niveau leurs ascenseurs et interphones connectés.
L'opération libère des fréquences pour densifier la couverture 4G, aujourd'hui à 99,8 % de la population, et accélérer le déploiement de la 5G. Orange avance les arguments de performance, de sécurité et de sobriété énergétique pour justifier ce calendrier serré.
Des millions d'appareils et un coût social sous-estimé
Le chiffre est vertigineux : entre 230 000 et 290 000 ascenseurs et interphones dépendent encore de la 2G, soit un tiers du parc national. S'y ajoutent 200 000 bracelets antichute pour personnes âgées et 2,4 millions de téléphones dits "basiques". Le Sénat estime à 6 millions le nombre d'appareils professionnels à remplacer d'ici 2029.
Le surcoût minimal est évalué à 1,36 milliard d'euros, supporté par les consommateurs, les entreprises et les collectivités locales sans compensation de l'État. Pour les seuls ascenseurs, la facture peut atteindre 1 500 euros par appareil. Des associations comme Emmaüs Connect et Halte à l'Obsolescence Programmée alertent sur l'impact environnemental : la mise au rebut des téléphones 2G représente à elle seule 200 000 tonnes de CO2.
Cette transition forcée pousse les entreprises à accélérer leur bascule vers des systèmes de téléphonie hébergée en cloud couplée à l'intelligence artificielle, une tendance déjà identifiée comme levier de réduction des coûts par les grands intégrateurs télécom. Les PME qui n'ont pas encore franchi le pas ont tout intérêt à consulter les solutions de téléphonie cloud comparées pour 2026 avant que la contrainte réseau ne les y oblige de façon précipitée.
Les entreprises face à l'urgence de la migration
Pour les professionnels, le message est clair : attendre n'est plus une option. Les équipements M2M (machines connectées), alarmes, systèmes de paiement ou téléphones de terrain encore en 2G doivent être remplacés ou mis à jour avant la fin de l'année. Les solutions de standard téléphonique en cloud permettent aujourd'hui de réduire les coûts jusqu'à 35 % tout en offrant une infrastructure compatible 4G et 5G.
Orange libère ses fréquences basses (700 MHz, 800 MHz) pour améliorer la pénétration indoor de la 4G dans les zones rurales, ce qui réduit le risque de zones blanches post-extinction. Les opérateurs n'ont cependant prévu aucun fonds d'aide pour les ménages les plus vulnérables, un vide que les associations et certains sénateurs réclament de combler avant la généralisation nationale de décembre 2026.